L’audit et le conseil ne connaissent pas la crise ! Bien au contraire. Le recrutement bât son plein. Les profils experts sont toujours plus prisés.
« Les objectifs de recrutement 2007-2008 seront au moins égaux à ceux de l’année passée voire plus importants », peut-on lire dans un récent mémo de PricewaterhouseCoopers consacré aux ressources humaines.
Au total, le recrutement des big Four en France représenterait plus de 3 700 CDI sur 2008, selon les chiffres collectés par eFinancialCareers. Le total se décompose comme suit : 800 embauches sont prévues chez PricewaterhouseCoopers, 850 chez Ernst & Young, 900 pour KPMG, et 1 200 chez Deloitte.
Chez Ernst & Young, les nouvelles embauches se répartiront de manière égale entre l’audit et le conseil. Parmi les 280 profils expérimentés que PwC souhaite additionner à ses équipes, 150 devraient rejoindre le conseil, 70 l’audit, 20 les services aux entrepreneurs et 40 le cabinet d’avocats correspondant Landwell & Associés. Enfin, chez Deloitte, l’audit devrait absorber 60 % des recrues ; l’expertise comptable 20 %, le conseil 10 % tout comme le corporate finance.
Corporate banking : les cabinets se montrent prudents
La part des professionnels expérimentés dans les recrues constitue entre 25 % et 50 % selon les acteurs et les secteurs concernés. Les profils experts sont tout particulièrement prisés et leur embauche stratégique pour les cabinets alors que le marché de l’emploi est de plus en plus tendu. Chez E&Y, on cite les « auditeurs et consultants expérimentés sur les marchés de l’assurance et de l’asset management, les spécialistes des opérations de transactions, les ingénieurs « Quant », les actuaires, les fiscalistes expérimentés en opérations de restructuration transfrontalières, les spécialistes de la gestion de la performance, de la relation client ou de la Supply Chain ».
Dans le même temps, pour les fonctions qui ont notamment trait au corporate banking comme les transaction services, les cabinets se montrent prudents. « Il y a un risque de ralentissement de l’activité et une baisse des volumes des opérations à court terme. Les candidatures sont examinées de manière plus attentive. Nous sommes plus sélectifs », prévient Antoine de Riedmatten, associé responsable du recrutement chez Deloitte.
Petit retour sur une profession méconnue.
De nombreux domaines d'intervention
Aujourd'hui les compétences de l'expert-comptable et ses domaines d’intervention sont multiples. Alliant la proximité avec les dirigeants d'entreprise à un champ d’action élargi (gestion et finances, comptabilité, fiscalité, gestion sociale, management etc.), l’expert-comptable a une fonction de « conseil » au sens large.
Parce qu’avec sa formation technique il connaît les problématiques du chef d’entreprise, il en est devenu son premier conseiller. Il est ainsi présent dans toutes les étapes et décisions de la vie de l’entreprise, depuis sa création, la prévention de ses difficultés, jusqu’à sa transmission.
De vraies perspectives de recrutement
La conjoncture socio-économique actuelle est propice à un recrutement massif des diplômés des filières gestion / comptabilité (mise en place des normes comptables européennes, départs en retraite des baby-boomers du secteur etc). Ainsi tout semble converger pour faire des diplômés de cette filière des professionnels très recherchés qui deviennent tour à tour chefs d’entreprises, experts-comptables, directeurs financiers, contrôleurs de gestion etc.
En ce qui concerne plus précisément les experts-comptables, leurs effectifs ne cessent d'augmenter constamment depuis 10 ans et les besoins de recrutement, en entreprise comme en cabinet sont très importants puisque l’Ordre comptabilise en moyenne 900 nouveaux diplômés par an, et considère qu’il en faudrait 1 200 pour assurer le renouvellement de la profession.
De multiples possibilités de carrières
De plus, bénéficiant d'une grande mobilité tout au long de sa vie professionnelle (salarié au sein d'un cabinet ou profession libérale), l'expert-comptable jouit d’un cursus offrant un fort potentiel de choix d’orientation de carrières.
Des perspectives de salaire intéressantes
Enfin, les rémunérations des experts-comptables, qui varient en fonction du niveau de qualification et du nombre d’années d’expérience, sont aussi un facteur d’attractivité de la profession. Un débutant diplômé à Bac plus 2 (BTS ou DUT) est assuré d’un salaire moyen de 17 000 euros annuels et peut émarger à 44 000 euros en fin de carrière. Pour les diplômés de licence et plus, les salaires entre un débutant et un « senior » oscillent entre 22 000 à 68 000 euros brut annuels.





