Lorsque nous leur demandons ce qu’est un expert comptable, bien des candidats décrivent une personne installée à son bureau et chargée de contrôler des comptes. Ils n’ont pas conscience que la première mission d’un expert-comptable, c’est de dénicher des clients et de les fidéliser. » Loin de l’image casanière qui lui colle encore trop souvent à la peau, l’expert-comptable a un quotidien rythmé certes par les chiffres, mais aussi par les contacts
avec des dirigeants d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, qu’il guide dans leurs décisions sur les plans financier, social, comptable ou dans leur stratégie de développement.
Si la profession est souvent méconnue, c’est que le grand public n’a d’ordinaire pas de relations avec les experts-comptables. Seuls les chefs d’entreprise qui font appel à eux savent réellement en quoi consiste leur travail.Au surplus, du fait de la diversité des missions, de la variété des milieux économiques avec lesquels ils travaillent et de l’évolution de la profession vers le conseil, le métier est difficile à cerner.
En établissant les comptes des entreprises, les experts-comptables jouent pourtant un rôle essentiel : ils assurent la fiabilité de l’information financière. Une fois ses résultats publiés au greffe du tribunal de commerce, une entreprise ne peut plus faire croire à ses10 fournisseurs ou à ses clients qu’elle dispose d’une trésorerie florissante, alors qu’elle n’est plus en mesure de régler ses traites, ou que ses produits sont performants alors que son chiffre d’affaires pique du nez.
Le secteur est plutôt rémunérateur.Au vu d’une enquête réalisée en 2005 par l’association des anciens élèves de l’INTEC (Institut national des techniques économiques et comptables) avec le groupe Revue fiduciaire, entre 23 et 25 ans, le salaire moyen dans la profession comptable est de 22 000 e (salaire annuel brut). Il monte à 44 000 e entre 35 et 39 ans. En fin de carrière (plus de 50 ans), la moyenne s’élève à 72000 e.
Les métiers du secteur sont multiples et s’exercent aussi bien en cabinet qu’en entreprise.
• En cabinet
Ceux de structures petites et moyennes, qui constituent l’essentiel du tissu professionnel français (du point de vue numérique), sont demandeurs d’assistants et de collaborateurs de niveau bac+2 ou bac+3. Les cabinets plus importants tout comme les
grandes firmes d’audit « ratissent » plus large, allant jusqu’à recruter des profils d’ingénieurs – précieux pour leur connaissance pointue des différents secteurs de l’industrie et de la haute technologie –, de littéraires ou de juristes.
Une pénurie de professionnels.
Il reste que ces dernières années, les experts-comptables libéraux ont eu bien du mal à recruter : « Sur les5 500 cabinets que compte l’Île-de-France, il y a au bas mot 300 postes à pourvoir, estime Jean-Michel Helenne, un expert comptable parisien. Nous sommes tous submergés de travail par manque d’effectifs! » En 2004, 930 jeunes ont décroché leur diplôme
d’expertise comptable (949 en 2003 et 1026 en 2202). Or, selon le conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables, il faudrait au moins 1200 jeunes diplômés par an pour répondre aux besoins du marché et assurer la relève dans les cabinets.
De prochains départs à la retraite.
Inquiet de cette désaffection, le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables cherche à avoir une présence forte auprès des jeunes, des étudiants et des établissements d’enseignement afin de redorer le blason de ces métiers. La profession a d’autant plus intérêt à soigner son image que se prépare, comme dans beaucoup d’autres secteurs, une vague de départs à la retraite dans les dix prochaines années. Pour assurer leur pérennité, les cabinets auront par conséquent des besoins de recrutement croissants, notamment au niveau des postes de dirigeants.
• En entreprise
Les études comptables ouvrent la voie à une large palette de métiers de haut niveau, au sein des entreprises, et cela même après une première expérience formatrice en cabinet. Du cabinet à l’entreprise, et inversement, les passerelles sont courantes. Aujourd’hui, environ 30 % des diplômés d’expertise comptable s’orientent vers l’entreprise. Les diplômes de la filière permettent d’exercer des fonctions aussi variées que le contrôle de gestion, la direction comptable et financière ou le contrôle des systèmes d’information, dans l’industrie comme dans les services. Sans compter qu’il s’agit là de métiers qui payent. Les directeurs financiers ou les directeurs du contrôle de gestion expérimentés peuvent gagner près
de 100000€ brut par an,voire plus…
Les études comptables constituent enfin un bon tremplin pour se reconvertir vers des métiers annexes dans la banque ou l’assurance, voire dans l’administration des douanes, des impôts ou du Trésor ou encore l’enseignement.
Un cursus de longue haleine.
Pour décrocher le DEC (diplôme d’expert- comptable), délivré par le Conseil supérieur de l’Ordre, il ne faut pas moins de huit années d’études, dont trois années de stage. On peut opter pour la filière comptable classique, la plus technique, et passer 2 diplômes successifs : le DCG et le DSCG.
Des possibilités de dispenses.
On peut aussi intégrer une formation courte – le BTS CGO (comptabilité et gestion des organisations), le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) sont les plus recommandés –, une école de commerce ou suivre une filière universitaire, pour obtenir un master CCA (comptabilité, contrôle, audit), ce qui permet d’obtenir une partie de ces diplômes comptables par équivalence.
Mais ce parcours d’obstacles n’est pas à la portée de tous et peut se révéler décevant pour qui réalise après quelques années qu’il n’a, en définitive, pas vraiment la bosse de la comptabilité. En fait, il existe des chemins de traverse. Plusieurs formules permettent de poursuivre ses études tout en travaillant. C’est le cas des formations en alternance ou encore de celles de l’INTEC (Institut national des techniques économiques et comptables) du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers).
avec des dirigeants d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, qu’il guide dans leurs décisions sur les plans financier, social, comptable ou dans leur stratégie de développement.
Une profession méconnue
Si la profession est souvent méconnue, c’est que le grand public n’a d’ordinaire pas de relations avec les experts-comptables. Seuls les chefs d’entreprise qui font appel à eux savent réellement en quoi consiste leur travail.Au surplus, du fait de la diversité des missions, de la variété des milieux économiques avec lesquels ils travaillent et de l’évolution de la profession vers le conseil, le métier est difficile à cerner.
En établissant les comptes des entreprises, les experts-comptables jouent pourtant un rôle essentiel : ils assurent la fiabilité de l’information financière. Une fois ses résultats publiés au greffe du tribunal de commerce, une entreprise ne peut plus faire croire à ses10 fournisseurs ou à ses clients qu’elle dispose d’une trésorerie florissante, alors qu’elle n’est plus en mesure de régler ses traites, ou que ses produits sont performants alors que son chiffre d’affaires pique du nez.
Une profession qui paie
Le secteur est plutôt rémunérateur.Au vu d’une enquête réalisée en 2005 par l’association des anciens élèves de l’INTEC (Institut national des techniques économiques et comptables) avec le groupe Revue fiduciaire, entre 23 et 25 ans, le salaire moyen dans la profession comptable est de 22 000 e (salaire annuel brut). Il monte à 44 000 e entre 35 et 39 ans. En fin de carrière (plus de 50 ans), la moyenne s’élève à 72000 e.
Des perspectives d’emploi favorables
Les métiers du secteur sont multiples et s’exercent aussi bien en cabinet qu’en entreprise.
• En cabinet
Ceux de structures petites et moyennes, qui constituent l’essentiel du tissu professionnel français (du point de vue numérique), sont demandeurs d’assistants et de collaborateurs de niveau bac+2 ou bac+3. Les cabinets plus importants tout comme les
grandes firmes d’audit « ratissent » plus large, allant jusqu’à recruter des profils d’ingénieurs – précieux pour leur connaissance pointue des différents secteurs de l’industrie et de la haute technologie –, de littéraires ou de juristes.
Une pénurie de professionnels.
Il reste que ces dernières années, les experts-comptables libéraux ont eu bien du mal à recruter : « Sur les5 500 cabinets que compte l’Île-de-France, il y a au bas mot 300 postes à pourvoir, estime Jean-Michel Helenne, un expert comptable parisien. Nous sommes tous submergés de travail par manque d’effectifs! » En 2004, 930 jeunes ont décroché leur diplôme
d’expertise comptable (949 en 2003 et 1026 en 2202). Or, selon le conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables, il faudrait au moins 1200 jeunes diplômés par an pour répondre aux besoins du marché et assurer la relève dans les cabinets.
De prochains départs à la retraite.
Inquiet de cette désaffection, le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables cherche à avoir une présence forte auprès des jeunes, des étudiants et des établissements d’enseignement afin de redorer le blason de ces métiers. La profession a d’autant plus intérêt à soigner son image que se prépare, comme dans beaucoup d’autres secteurs, une vague de départs à la retraite dans les dix prochaines années. Pour assurer leur pérennité, les cabinets auront par conséquent des besoins de recrutement croissants, notamment au niveau des postes de dirigeants.
• En entreprise
Les études comptables ouvrent la voie à une large palette de métiers de haut niveau, au sein des entreprises, et cela même après une première expérience formatrice en cabinet. Du cabinet à l’entreprise, et inversement, les passerelles sont courantes. Aujourd’hui, environ 30 % des diplômés d’expertise comptable s’orientent vers l’entreprise. Les diplômes de la filière permettent d’exercer des fonctions aussi variées que le contrôle de gestion, la direction comptable et financière ou le contrôle des systèmes d’information, dans l’industrie comme dans les services. Sans compter qu’il s’agit là de métiers qui payent. Les directeurs financiers ou les directeurs du contrôle de gestion expérimentés peuvent gagner près
de 100000€ brut par an,voire plus…
Les études comptables constituent enfin un bon tremplin pour se reconvertir vers des métiers annexes dans la banque ou l’assurance, voire dans l’administration des douanes, des impôts ou du Trésor ou encore l’enseignement.
Quelle formation faut-il pour débuter?
Un cursus de longue haleine.
Pour décrocher le DEC (diplôme d’expert- comptable), délivré par le Conseil supérieur de l’Ordre, il ne faut pas moins de huit années d’études, dont trois années de stage. On peut opter pour la filière comptable classique, la plus technique, et passer 2 diplômes successifs : le DCG et le DSCG.
Des possibilités de dispenses.
On peut aussi intégrer une formation courte – le BTS CGO (comptabilité et gestion des organisations), le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) sont les plus recommandés –, une école de commerce ou suivre une filière universitaire, pour obtenir un master CCA (comptabilité, contrôle, audit), ce qui permet d’obtenir une partie de ces diplômes comptables par équivalence.
Mais ce parcours d’obstacles n’est pas à la portée de tous et peut se révéler décevant pour qui réalise après quelques années qu’il n’a, en définitive, pas vraiment la bosse de la comptabilité. En fait, il existe des chemins de traverse. Plusieurs formules permettent de poursuivre ses études tout en travaillant. C’est le cas des formations en alternance ou encore de celles de l’INTEC (Institut national des techniques économiques et comptables) du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers).
publié par Marques Marie dans: Le métier d'expert comptable






