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S’il y a des personnes sur qui l’opinion publique s’est longtemps répandue, dans le cadre de l’opération épervier, c’est bel et bien les commissaires aux comptes et même les experts comptables. Intervenants dans la vie de l’entreprise, les fonctions de ces deux corps de métier ne sont pas toujours bien maîtrisées par les différents acteurs. Pourtant, au demeurant, experts comptables et commissaires aux comptes, bien qu’ils aient la même formation et le même diplôme, ne jouent pas le même rôle en entreprise.
Prenons tout d’abord le commissariat aux comptes. Encore appelé audit légal. Il diffère de l’audit contractuel, dont le contenu de la mission est défini par l’expert comptable et son client. Le commissaire aux comptes a deux missions principales. Il contrôle les comptes et émet une opinion sur leur régularité et leur sincérité. Ce qui signifie qu’il doit s’assurer et assurer les tiers (les actionnaires qui l’ont nommé conformément à la loi) que les chemins que suivent les informations de gestion pour arriver aux comptes de l’entreprise, sont pertinents. La deuxième mission du commissaire aux comptes est de prévenir les risques de défaillance et de rupture de la continuité d’exploitation. Si le commissaire constate une irrégularité dans les comptes, il doit faire part de cela au chef d’entreprise. Si rien n’est fait, il écrit au conseil d’administration, et plus tard à l’Assemblée générale si rien n’a toujours évolué. D’après la loi, l’objectif de la mission est de rechercher la conviction sur la régularité, c’est-à-dire sur la conformité avec la réglementation comptable en vigueur, et sur la sincérité de la comptabilité, c’est-à-dire l’application de bonne foi des règles et des procédures en vigueur. En aucun cas, cette mission ne saurait avoir comme objectif essentiel, la recherche des fraudes et des erreurs. L’expert comptable, lui, est un prestataire de services qui agit dans un cadre réglementé. Sa mission est contractuelle, en ce sens qu’après consultation, l’expert comptable doit présenter à son client la mission la plus adaptée à ses objectifs, et ce dernier peut l’accepter ou non. En cas d’acceptation, les normes internationales spécifient que le professionnel produit une lettre de mission, précisant les droits et obligations des parties. L’expert comptable a aussi une mission d’accompagnement et non de substitution : les fonctions de direction et de gestion incombent exclusivement au chef d’entreprise ; ceci a comme conséquence que l’expert comptable doit veiller à ne pas empiéter sur lesdites fonctions. Ça c’est pour son statut. Les normes professionnelles définissent deux grandes missions à l’expert comptable. 1) Les missions d’assurance : il s’agit de donner une opinion sur les comptes de l’entité. Elles peuvent être subdivisées en missions ayant pour but de vérifier les informations financières ou non fournies par le chef d’entreprise, de fournir une assurance élevée (audit des comptes), etc. 2) Les autres missions ne débouchent pas sur une opinion du professionnel sur le travail accompli. Il s’agit entre autres des missions sur la base de procédures convenues, les missions de compilation d’informations financières ou autres, la préparation des déclarations fiscales et les missions d’organisation ou de conseil en gestion. |
Très recherché dans les milieux d’affaires, le diplôme d’expertise comptable couronne un parcours de formation équilibré. Il est adapté aux exigences des directives européennes et des standards internationaux et ouvre la voie à une grande diversité de métiers à hautes responsabilités.
Le DEC est décerné aux candidats titulaires du DSCG ou, à titre transitoire, du DESCF, ayant accompli leur stage professionnel de trois ans et réussi les trois épreuves suivantes :
● la rédaction et la soutenance d’un mémoire
● l’épreuve écrite portant sur la révision légale et contractuelle des comptes (cas pratique)
● l’entretien individuel avec un jury sur le déroulement du stage et la pratique professionnelle
Ces trois épreuves peuvent être passées au cours d’une même session d’examen (2 par an en mai et novembre) ou en plusieurs sessions.

Il s’agit d’un travail personnel de réflexion et de synthèse. Les candidats sont guidés pour la recherche du sujet et la réalisation du mémoire par leur maître de stage. Des journées de formations sont également prévues dans le parcours de formation du stagiaire. Le sujet du mémoire doit être original et traiter de thèmes liés à l’activité de l’expert-comptable ou du commissaire aux comptes. Il doit apporter une valeur ajoutée à la problématique posée. L’épreuve du mémoire peut être dissociée des deux autres épreuves finales.
Chaque année, de nombreux mémoires sont publiés par Expert Comptable Média et primés par la profession.
| Par Thierry Iochem | le 10/04/2008 |
Ce cursus est connu et reconnu par le monde bancaire. C’est une formation exigeante, polyvalente et professionnalisante, qui offre une certaine garantie sur les compétences des diplômés. Ces dernières années, le nombre de personnes ayant intégré le monde bancaire avec l’un de ces diplômes est croissant.
Il est vraiment impossible de faire une liste exhaustive. On les attend sur une gamme de postes relativement large qui couvre l’ensemble des métiers financiers. Selon leur expérience et leur niveau de diplôme, ils se retrouvent à des postes de comptables généraux, de contrôleurs comptables (par exemple sur les opérations de marchés), de contrôleurs financiers, de spécialistes normes et procédures, de contrôleurs de gestion, de responsables comptables, sans oublier le reporting, la direction financière, l’audit et le contrôle interne.
Les passages entre les cabinets comptables, les cabinets d’audit et le monde bancaire sont très nombreux. Néanmoins, il est important que les candidats soient capables de s’adapter à une culture et à un environnement différent de leur cabinet.
Il faut aussi s’adapter à un plan comptable avec quelques variantes, à un cadre réglementaire et un cœur de métier différents… Mais tout cela n’a rien d’insurmontable pour la plupart des candidats concernés.
Nous avons affaire à deux domaines d’activité (banque et cabinet) en permanence à la recherche de collaborateurs. Il est donc fort probable qu’un candidat puisse effectuer des allers-retours. Mais il faut tout de même rester vigilant sur ces changements. En effet, pour progresser et notamment profiter des évolutions que peut offrir le monde bancaire, il y a un moment où il faudra vraiment s’y projeter, s’y investir et y rester pour développer l’expertise nécessaire à une évolution optimale
| Par Thierry Iochem | le 10/04/2008 |
Depuis quelques mois, nous constatons une recrudescence de la demande en experts-comptables, note Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Humblot-Grant Alexander. Cette compétence devient même un prérequis pour postuler à certaines fonctions. » L’affaire de Société Générale et de son trader indélicat n’y est pas étrangère. « Désireuses de marquer la différence avec leur concurrentes au niveau du contrôle des risques, plusieurs banques s’intéressent de nouveau de près aux professionnels du chiffre », précise-t-il.
Les métiers comptables et financiers ont été profondément modifiés ces dernières années : normes, internationalisation, nouveaux outils, etc. Ces évolutions ont ouvert la voie à une comptabilité d’analyse, de gestion et de contrôle. Ainsi, les diplômés de la filière peuvent exercer dans les cabinets d’expertise comptable, mais aussi évoluer vers de hautes responsabilités au sein des banques et des cabinets d’audit.

« Les banques étaient déjà assez consommatrices de ce genre de profils il y a quatre ou cinq ans, notamment pour leurs directions financières et leurs directions des risques », indique Thierry Carlier-Lacour. L’apparition de nouvelles réglementations comme Bâle II ou Solvabilité II, ainsi que d’outils comme le plan comptable bancaire, a en effet renforcé les besoins d’expertise comptable en banque. « Depuis quelques années, on assiste à une hausse significative du recrutement dans la bancassurance de diplômés experts-comptables pour des postes dans l’audit, la ‘compliance’ ou le contrôle interne », confirme Luc Monteret, président de l’Union des diplômés experts-comptables exerçant en entreprise (Udec). Un constat qui se vérifie dans la pratique. « Au cours de ma carrière financière, j’ai croisé beaucoup d’experts-comptables dans les secteurs de la comptabilité, du contrôle de gestion ou de l’audit d’établissements financiers », confirme Alain Sanchez, président de l’AE-Intec, l’association des élèves de l’Institut national des techniques économiques et comptables.
Vers les métiers de l'expertise comptable, du conseil et de l'audit.
Le cursus de l'expertise comptable vous apporte une formation initiale, théorique et pratique ouvrant la voie à des postes à responsabilité dans les domaines de la comptabilité, de la finance et de l'audit. En vous permettant d'élargir le spectre de vos compétences, ce cursus vous procurera aisance et autonomie tout au long de votre parcours professionnel. Ce sera votre meilleur carte de visite. Vous serez à même d'établir, d'authentifier et d'interpréter les données comptables et économiques pour leur apporter du sens. Vous appliquerez des méthodes et des valeurs identiques en Europe et dans le monde.
L'exercice en cabinet
L'Expert-Comptable
Il intervient en appui à toutes les étapes de la vie des entreprises et dans tous les secteurs de l'économie. Véritable coach du chef d'entreprise, il le conseille et l'assiste dans ses choix stratégiques et dans leur mise en oeuvre opérationnelle.
L'Auditeur
En tant qu'auditeur externe, l'expert-comptable intervient également dans des missions de conseil définies contractuellement avec le dirigeant dans les domaines aussi divers que la fonction personnel, l'ouverture de capital, la mise en place de systèmes d'information. Inscrit comme commissaire aux comptes, il intervient sur des missions d'audit légal pour certifier les comptes des entreprises et garantir la fiabilité de l'information financière.
Ses atouts :
De l'indépendance, de l'aisance sur les techniques d'aide à la décision, une approche pragmatique de l'économie, le goût du contact, de la communication et du travail en équipe, une bonne gestion des temps.
Une fibre de manager et de chef d'entreprise.

L'exercice en entreprise
Prés de la moitié des diplômés d'expertise comptable occupe aujourd'hui un poste de haut niveau en entreprise, après une première expérience en cabinet. Le professionnel est appelé à des postes de responsabilité pour participer à la définition et à la mise en oeuvre de la stratégie de l'entreprise. Il est un acteur de premier plan au sein des départements suivants :
- Direction Générale, Administrative, Financière
- Direction Comptable, de l'audit, de la consolidation et de la fiscalité
- Direction des systèmes d'information et de l'organisation
- Contrôle de gestion
- Secrétariat Général
Ses atouts:
Des qualités de gestionnaire et de stratège, une bonne maîtrise des systèmes d'information, une organisation rigoureuse, la connaissance des différents métiers de la "chaîne" de l'information financière.
Une fibre de dirigeant et une connaissance panoramique de l'entreprise.
Les missions de l'expert-comptable
Des missions de conseil et d'accompagnement
Sur le marché des entreprises, en appui de la mission comptable : conseil à la création, conseil en gestion pour les opérations de croissance, la maîtrise des coûts, des risques et des crises, optimisation des systèmes d'information, conseil juridique, social et paie, diagnostic export, contrôle interne, missions d'externalisation comptables et non comptables, etc.
Sur les marchés plus spécifiques tels que : les associations, le secteur agricole, la net-économie, le secteur public, la comptabilité de l'Etat, etc.
Sur de nouvelles dimensions de l'économie : la sécurité environnementale, le développement durable, l'assurance de la qualité, la certification, etc.
Dans les domaines de l'enseignement, de la formation continue (séminaires professionnels) et de la recherche (dans les disciplines comptables et financières).

Dans missions dans un cadre réglementé
- Préparation et établissement des comptes annuels (bilan, compte de résultat et documents annexes), comptes consolidés, situations comptables périodiques et comptes prévisionnels.
- Production de documents comptables (journaux, grand livre, balance, etc) permettant de suivre régulièrement la santé de l'entreprise.
- Audit contractuel, missions comptables diverses dont la portée et définie de façon contractuelle avec le chef de l'entreprise et en fonction de ses besoins.
- Participation au processus d'élaboration de l'information comptable et financière, étape essentielle permettant aux tiers (salariés, actionnaires et banquiers) d'en savoir plus, de prendre les bonnes décisions et d'optimiser leurs investissements.
Des missions légales
- Assistance aux comités d'entreprise pour tous les éléments d'ordre économique, financier ou social nécessaires à l'appréciation de la situation de l'entreprise.
- Présentation des comptes de campagne des candidats aux élections politiques.






